Grave Encounters

Grave encounters affiche

 

Réalisé par The Vicious Brothers                                                                                                                                                    

 

VOSTFR

 

2011 

 

OK ! Je l’admets, avec Grave Encounters, mes poils ne sont pas redescendus durant 3 jours…….

Et pourtant Grave Encounters  ne semble pas à priori si angoissant… car c’est bien le mot ; ce n’est pas de la peur mais un sentiment d’angoisse et d’oppression que l’on éprouve tout au long du film (surtout si vous le regardez seul, dans le noir complet et avec des écouteurs pour augmenter l’effet d’isolement… je me maudis encore d’avoir fait ça). Mais bon, vous me direz, rien que le « nom » des réalisateurs on aurait pu s’en douter.

Car ce qui fait la force de ce film, ce n’est pas le scénario : Une petite équipe technique qui réalise les épisodes d’un documentaire sur le paranormal appelé « Grave Encounters », décide de se rendre de nuit dans un asile psychiatrique désaffecté supposé hanté et de s’y enfermer volontairement à l’intérieur.  Rien d’extraordinaire. Sa force viendrait plutôt de sa réalisation. Ce film a en effet été tourné à la manière d’un found footage (technique répandue dans le domaine de l’horreur/épouvante : Le projet Blair Witch, REC, Cloverfield, Paranormal Activity, Cannibal Holocaust…), parfaitement maîtrisé. En passant, le correcteur Word s’est permis de réinventer les titres pendant que j’écrivais… je me suis ainsi retrouvée avec : le projet Blair Pitch, aucune suggestion, paranormale activité et Ric…hum…pas sûr que ça aurait marché…

 

Le film commence gentiment avec la présentation de l’équipe (Une des raisons pour lesquelles je ne parlerais JAMAIS de Grave Encounters 2 est justement la présentation de « l’équipe » : sur 1h30 de film, elle dure 45 bonnes minutes et ne sert strictement à rien si ce n’est montrer des adolescents dans leurs délires alcooliques, sexuels et horrifique ; la seconde raison étant les explications données aux phénomènes se produisant dans le premier film)  mais on est rapidement mis dans le bain : l’équipe se rend sur les lieux et, après quelques petits problèmes de légalité, mettent en place leur matériel. Des caméras sont disposées à plusieurs endroits ce qui nous donne, en plus du point de vue mobile, de nombreux points de vue fixes. On se retrouve donc à attendre avec ces personnes, dans le noir, que quelque chose se produise. Les réalisateurs prennent là le temps de faire monter le sentiment d’oppression, et alourdissent l’atmosphère.

On continu à attendre avec eux, et plus on attend, plus on s’identifie aux membres de l’équipe (chaque personne constituant en fait  une part de nous-même) celui qui cherche à tout prix à avoir des images, celle qui préférerait tout remballer et filer en vitesse, le sceptique qui s’emmerde légèrement, le gars qui n’y croit pas mais qui ne semble pas tout à fait à l’aise…

 

Ça commence. Ça commence, mais on ne voit rien. Et c’est ce qui fait que ça marche. Que peut-on plus craindre que ce que l’on ne voit pas ? Que ce contre quoi on a l’impression d’être totalement impuissant ? Que ce dont on avait jamais envisagé l’existence ?

Des caméras qui enregistrent des choses étranges, Des éclairages qui éclatent, des murs qui apparaissent là où avant se trouvait un couloir, des personnes qui disparaissent… et finalement, le pire qu’il puisse arriver dans un endroit pareil, la solitude…

On a donc un found footage qui joue sur les peurs primaires (obscurité, isolement, impuissance…) et l’atmosphère plus que sur les effets visuels et le jump scare. ENFIN.

 

UNE SCENE : Proche de la scène finale, celle où le présentateur se retrouve seul dans le couloir au sous-sol, contraint de manger des rats, dans l'angoisse de l'attente.

 

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